Chanson française et poésie

avec Mathilde Maumont
et Loïc le Guillanton

  

A l'heure où le monde nous prie d'être lisses, homologués et sans débordement, les deux artistes enjambent joyeusement les bordures de nos conventions et profitent de la scène pour distiller une parole chantée intime, libre et passionnée.

Ils chantent les ivresses, la griserie sous toutes ses formes : la fureur de vivre, le tourbillon amoureux, la frénésie de poésie, les vertiges de l'alcool…

Mathilde Maumont au chant offre la puissance des mots des grands auteurs de la chanson française et de la poésie.

Loïc Le Guillanton à la guitare nous étourdit par ces musiques intemporelles et géniales.

Ici, pas de multiplication des effets mais de l'interprétation pure, sans esbroufe. La guitare sèche et la voix sont leurs seuls instruments au service d'une émotion un peu sauvage, à fleur de peau.

Ils se promènent à la lisière d'un monde que l'on dirait révolu, le monde de ceux qui jouissent de la vie, qui s'arrogent le droit de boire, de chanter, d'aimer, de danser sous les étoiles et qui se moquent du qu'en dira-t-on.

Les chansons de Nougaro, Barbara, Higelin, Reggiani, Leprest, Lubat... mêlées à la poésie d'Eluard, Baudelaire, Desnos... en passant par les petits bijoux de drôlerie des années 30 de Suzy Delair, nous offrent un voyage émotionnel : de la rage au désopilant, du désespoir à la jouissance.

Le répertoire d’« Ivresses » nous plonge à corps perdu dans un flacon empli de verbe savoureux et de musiques enivrantes.

Répertoire : Enivrez-vous de Baudelaire, Rimes de Nougaro, L'absinthe et Du bout des lèvres de Barbara, Quand la vie est un collier de Prevert, L'amour à mort du Cirque des Mirages, Zone d'Appollinaire, Le monde est formidable de Reggiani, Champagne d'Higelin, Mousse d'Anne Sylvestre, Je suis pas paf de Suzy delair, Opium de Marcels, Le pur et l'impur de Colette, Dans les bras de Jesus de Jean Yanne, les paumés du petit matin de Brel, Couplet du verre de vin de Desnos, Coucher avec elle d'Eluard et Montand, Par les chemins de Peter Handke, Madame sans âme d'Allain Leprest, La vie d'ici bas de Minvielle.

 

« Il faut être toujours ivre. Tout est là : c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous. »

Charles Baudelaire